Revue de Presse
La mort de 10 soldats français en Afghanistan a permis une breve prise de conscience des réalités de la guerre au sein de la population - au point d'être le sujet d'un débat au Parlement le 22 septembre prochain.
Le Monde réserve toute une page à ce propos, pointant du doigt l'incapacité du Parti socialiste à établir une position commune. M. Hollande craint de fortes divisions internes autour du dilemme « retrait total et immédiat ou envoi de renforts ». Pierre Moscovici, secrétaire national du PS, chargé des questions internationales, a déclaré « Le retrait non. La révision stratégique oui. » Henri Emmanuelli, quant à lui, s'en est désolidarisé et déplore une soumission à Washington dans le cadre de l'OTAN. Il ajoute que la France semble de plus en plus contaminée par les thématiques néo-conservatrices américaines, se lançant dans une croisade pour imposer de force la démocratie. Cette dernière a besoin de l'appui du peuple.
Dans Libération Bruno Le Maire (UMP) avance bien au contraire un rôle politique de stabilisation que la France devrait jouer dans cette région – en tentant de contre-balancer l'hégémonie américaine. « L'OTAN ne suffit pas. » a t-il ainsi déclaré, dénonçant par ailleurs l'ambiguïté des missions de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf). Il invoque en outre l'importance pour le peuple afghan de recouvrer sa souveraineté, avec l'aide de la France, face aux menaces de son voisin, le Pakistan. Il met également en avant l'intérêt direct de la France dans cette mission en Afghanistan, rappelant « les menaces qui pèsent sur nos intérêts nationaux, en métropole et ailleurs » du fait du terrorisme et du fondamentalisme.
Le Figaro a choisi de développer la thématique du « mot "guerre" », jugeant qu'il faudrait expliquer aux Français la nature de l'engagement militaire et son objectif. Opération de maintien de la paix ou véritable « guerre » ? Comment les Français pourraient-ils comprendre la mort de leurs soldats quand leur premier ministre leur affirmait le 8 avril dernier (comme le rappelle Le Monde ): « La France n'est nullement en guerre. »
Toujours est-il que les choix politiques du gouvernement sont loin de faire l'unanimité. On peut noter que la soumission à l'OTAN est sans aucun doute l'argument le plus récurent chez les partisans du retrait des troupes. Le général Stollsteiner, commandant les troupes françaises à Kaboul reconnaît des erreurs de stratégie dues à un « excès de confiance ».
La France ne doit pas s'engager dans les guerres anglo-américaines et euro-atlantistes, l'Etat doit se monter avare du sang des français. Seul les intérêts de la France doivent guider notre politique étrangère et nos engagements militaires. Il est urgent de retirer nos troupes d'Afghanistan et de soutenir politiquement l'indépendance de la patrie du lion du Panshir. Puisse t-elle se retrouver autour de son roi Zaher Shah.
Le Monde réserve toute une page à ce propos, pointant du doigt l'incapacité du Parti socialiste à établir une position commune. M. Hollande craint de fortes divisions internes autour du dilemme « retrait total et immédiat ou envoi de renforts ». Pierre Moscovici, secrétaire national du PS, chargé des questions internationales, a déclaré « Le retrait non. La révision stratégique oui. » Henri Emmanuelli, quant à lui, s'en est désolidarisé et déplore une soumission à Washington dans le cadre de l'OTAN. Il ajoute que la France semble de plus en plus contaminée par les thématiques néo-conservatrices américaines, se lançant dans une croisade pour imposer de force la démocratie. Cette dernière a besoin de l'appui du peuple.
Dans Libération Bruno Le Maire (UMP) avance bien au contraire un rôle politique de stabilisation que la France devrait jouer dans cette région – en tentant de contre-balancer l'hégémonie américaine. « L'OTAN ne suffit pas. » a t-il ainsi déclaré, dénonçant par ailleurs l'ambiguïté des missions de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf). Il invoque en outre l'importance pour le peuple afghan de recouvrer sa souveraineté, avec l'aide de la France, face aux menaces de son voisin, le Pakistan. Il met également en avant l'intérêt direct de la France dans cette mission en Afghanistan, rappelant « les menaces qui pèsent sur nos intérêts nationaux, en métropole et ailleurs » du fait du terrorisme et du fondamentalisme.
Le Figaro a choisi de développer la thématique du « mot "guerre" », jugeant qu'il faudrait expliquer aux Français la nature de l'engagement militaire et son objectif. Opération de maintien de la paix ou véritable « guerre » ? Comment les Français pourraient-ils comprendre la mort de leurs soldats quand leur premier ministre leur affirmait le 8 avril dernier (comme le rappelle Le Monde ): « La France n'est nullement en guerre. »
Toujours est-il que les choix politiques du gouvernement sont loin de faire l'unanimité. On peut noter que la soumission à l'OTAN est sans aucun doute l'argument le plus récurent chez les partisans du retrait des troupes. Le général Stollsteiner, commandant les troupes françaises à Kaboul reconnaît des erreurs de stratégie dues à un « excès de confiance ».
La France ne doit pas s'engager dans les guerres anglo-américaines et euro-atlantistes, l'Etat doit se monter avare du sang des français. Seul les intérêts de la France doivent guider notre politique étrangère et nos engagements militaires. Il est urgent de retirer nos troupes d'Afghanistan et de soutenir politiquement l'indépendance de la patrie du lion du Panshir. Puisse t-elle se retrouver autour de son roi Zaher Shah.
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