Revue de presse

Publié le par le petit Maxime

Le conflit qui avait cristallisé autour des provinces géorgiennes mais pro-russes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie va-t-il bientôt finir ? Qui est dans son bon droit, à qui la faute dans les graves surenchères ont ensanglanté la région ? La grande presse, quoiqu'aseptisée, est unanime. Le Parisien/Aujourd'hui en France nous donne une synthèse plutôt complète de la situation sur place et de la position de chacun des deux camps en présence, en dépit d'une page presqu'entièrement consacrée à Mikaïl Saakachvili, sous forme d'entrevue dont les questions vont souvent dans le sens du Président géorgien; parlant notamment de «l'erreur de la France» à propos de sa neutralité dans le conflit (et de l'Europe, pour qui c'est davantage d'impuissance qu'il s'agit) et de «bon prétexte [à une intervention armée des Russes]» pour l'agression de la Géorgie; même si elles ne l'épargnent pas trop en reconnaissant bien les déploiements et tirs géorgiens en Ossetie du Sud comme les «attaques» qu'elles sont et en rappelant la «colère» des réfugiés géorgiens l'encontre du gouvernement. Même ton aseptisé l'air de rien Le Figaro, s'il est plus précis quant aux modalités de redéploiement des forces russes, l'emplacement et la composition des nouveaux points de contrôle, déplore ce qu'il interprète comme de l'ingérence de la Russie dans les affaires géorgiennes mais ne semble pas s'émouvoir outre-mesure du travail de sape américain de l'influence russe aux portes mêmes de l'Empire: «Sous prétexte de maintenir la paix, les Russes sont en train de préparer à (sic) un nouveau redécoupage territorial d'un pays qui en a connu (sic) au moins cinq depuis 1918. » De même, Le Monde reprocherait presque aux Ossètes de monter en épingle le sort terrible qui les accable pour les besoins d'une propagande médiatique tout-à-fait orientée et partiale, s'il n'était pas forcé de reconnaître bon gré mal gré la réalité des bombardements destructeurs et meurtriers de ces dernières semaines et leurs effets visibles sur la population civile. En fait, seul de son côté, Libération préfère se taire sur ce sujet que d'en raconter n'importe quoi comme à l'accoutumée – c'est tout à son honneur.
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Publié dans revue de la presse

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