qu'est ce que la science politique classique?
La naissance de la science politique classique est indétachable de celle de la philosophie. Influencée par le socratisme, elle a été inventée par Aristote suite à la philosophie politique platonicienne. En Grèce, au Vème siècle avant Jésus-Christ, plusieurs crises successives ont remis en cause les croyances établies et ont conduit à la remise en question des fondements de la cité : apparaît alors la philosophie et la phusis (nature) sur laquelle travailleront les présocratiques. Le tournant socratique sera la découverte de la politique puisque Socrate affirme que pour penser, il faut le logos (langage), c'est à dire être sociabilisé : la philosophie se fait politique. Le socratisme introduit également une différence de méthode fondamentale : l'introducgtion du dialogue et de l'interrogation sur ce qu'est la vie bonne et le meilleur régime, un dialogue qui néanmoins reste aporétique.
Elève de Platon, Aristote crée sa propre école et change de nombreux enseignements platoniciens : il renonce au dialogue aporétique pour répondre aux questions posées par Platon sous forme de traités ou de cours magistraux. Socrate, lui, n'a en effet jamais rien écrit. L'éthique à Nicomaque est l'une des oeuvres politiues majeures d'Aristote : il s'agit d'une enquête sur ce qu'est le Bien commun. Ce vers quoi tend toutes choses, telle en est la définition platonicienne. Aristote rompt avec cette définition et affirme que le Bien commun ne réside pas dans l'activité en soi mais dans l'activité productrice : la proesis. Parmi celles-ci, les premières sont les activités architechtoniques, c'est à dire celles qui organisent les activités secondaires. La politique est ainsi l'activité architechtonique par excellence et consiste en l'organisation des affaires de la cité et en l'éducation des gens de la cité (Praedeia). Elle est subordonnée à une finalité, le souverain Bien, qui est propre à l'homme.
Si les opinions sur le Bien divergent, c'est pour Aristote un effet de la politique socratique : l'on s'interroge tout d'abord sur les diverses opinions pour ensuite essayer d'en offrir une définition. Aristote distingue les opinions vulgaires des opinions raffinées, et propose trois conceptions du Bien commun :
- La conception vulgaire, qui définit le bonheur comme une vie de jouissances (les hommes ne sont alors que des « ventres »)
- La conception cultivée, qui fait de l'honneur le principe du bonheur (or il ne faut pas faire de l'honneur la une finalité nécessaire du Bien).
- La conception contemplative, celle du philosophe, pour laquelle la raison est une vertu intellective nécessaire. Il s'agit ainsi d'une activité théorique, en dehors du monde. Pour Aristote, la vertu propre de l'homme politique est la vertu active : c'est à dire la vertu morale (mot qui ne se distingue pas du mot « politique » dans l'Antiquité).
Elève de Platon, Aristote crée sa propre école et change de nombreux enseignements platoniciens : il renonce au dialogue aporétique pour répondre aux questions posées par Platon sous forme de traités ou de cours magistraux. Socrate, lui, n'a en effet jamais rien écrit. L'éthique à Nicomaque est l'une des oeuvres politiues majeures d'Aristote : il s'agit d'une enquête sur ce qu'est le Bien commun. Ce vers quoi tend toutes choses, telle en est la définition platonicienne. Aristote rompt avec cette définition et affirme que le Bien commun ne réside pas dans l'activité en soi mais dans l'activité productrice : la proesis. Parmi celles-ci, les premières sont les activités architechtoniques, c'est à dire celles qui organisent les activités secondaires. La politique est ainsi l'activité architechtonique par excellence et consiste en l'organisation des affaires de la cité et en l'éducation des gens de la cité (Praedeia). Elle est subordonnée à une finalité, le souverain Bien, qui est propre à l'homme.
Si les opinions sur le Bien divergent, c'est pour Aristote un effet de la politique socratique : l'on s'interroge tout d'abord sur les diverses opinions pour ensuite essayer d'en offrir une définition. Aristote distingue les opinions vulgaires des opinions raffinées, et propose trois conceptions du Bien commun :
- La conception vulgaire, qui définit le bonheur comme une vie de jouissances (les hommes ne sont alors que des « ventres »)
- La conception cultivée, qui fait de l'honneur le principe du bonheur (or il ne faut pas faire de l'honneur la une finalité nécessaire du Bien).
- La conception contemplative, celle du philosophe, pour laquelle la raison est une vertu intellective nécessaire. Il s'agit ainsi d'une activité théorique, en dehors du monde. Pour Aristote, la vertu propre de l'homme politique est la vertu active : c'est à dire la vertu morale (mot qui ne se distingue pas du mot « politique » dans l'Antiquité).
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