Monarchie...
Jean Bodin est un humaniste et homme politique du XVIème siècle qui traite de religion, de morale ainsi que de démonologie. Ses livres les plus célèbres sont les six livres de La République dans lesquels il théorise sa vision politique et fait l'éloge de la monarchie, seule réelle « res publica ». Son époque connait les guerres de religions qui affaiblissent la monarchie : les protestants se réfèrent au modèle sécessionniste allemand et s'opposent aux ultracatholiques qui font appels à l'autorité de l'Espagne. Alors surgit le « parti du politique » qui affirme restauration du pouvoir royal comme nécessaire à l'établissement de la liberté politique des français. Si la souveraineté de l'Etat existe déjà, notamment chez Aristote, Jean Bodin en donne une définition claire. Selon lui, la monarchie est le régime le plus apte à exploiter au mieux les vertus de la souveraineté, c'est à dire : une puissance de commandement public (à distinguer du privé), perpétuelle (c'est à dire durable) et absolue (c'est à dire « dénuée de tous liens »). Jean Bodin perçoit également plusieurs limites à la souveraineté, notamment l'impératif de la loi naturelle (c'est à dire chrétienne), l'impossibilité de revenir sur les privilèges accordés, de même que l'impossibilité pour le Roi de faire voter les impôts sans l'assentiment populaire des Etats généraux. Bodin pense de plus que les marques de la souveraineté sont indivisibles, ce qui prolonge la conception absolue de celle-ci.
Cette conception politique va de pair avec celle de Richelieu qui tend à défendre l'unité du royaume et la primauté du pouvoir royal. En effet, il pense qu'il n'y a pas de pouvoir véritable sans unité. Il s'oppose ainsi politiquement aux protestants tout en respectant la tolérance religieuse à travers la préservation de l'édit de Nantes. Il s'oppose également aux Grands du royaume dans le but de renforcer le pouvoir royal. Il s'attaque enfin, toujours dans ce but, aux remontrances des Parlements. Pour ce faire, il fait primer l'action sur le droit et affirme la nécessité pour le Roi d'établir parfois des coups d'Etat, c'est à dire des « excès du bien commun sur le droit public ». La force de Richelieu est certainement sa capacité à dissocier le politique du religieux et à fusionner l'institutionnalisation à l'imagination.
Plus tard, le concept théologico-politique du droit divin (défendu par Bossuet avec l'accord du Roi pour conforter la souveraineté royale) sera la dernière grande théorie attachée à la monarchie. Louis XIV se révèle ainsi moins prudent que Richelieu et ouvre une forte brèche internet avec les protestants et les jansénistes qui perdurera jusqu'à la Révolution française.
Cette conception politique va de pair avec celle de Richelieu qui tend à défendre l'unité du royaume et la primauté du pouvoir royal. En effet, il pense qu'il n'y a pas de pouvoir véritable sans unité. Il s'oppose ainsi politiquement aux protestants tout en respectant la tolérance religieuse à travers la préservation de l'édit de Nantes. Il s'oppose également aux Grands du royaume dans le but de renforcer le pouvoir royal. Il s'attaque enfin, toujours dans ce but, aux remontrances des Parlements. Pour ce faire, il fait primer l'action sur le droit et affirme la nécessité pour le Roi d'établir parfois des coups d'Etat, c'est à dire des « excès du bien commun sur le droit public ». La force de Richelieu est certainement sa capacité à dissocier le politique du religieux et à fusionner l'institutionnalisation à l'imagination.
Plus tard, le concept théologico-politique du droit divin (défendu par Bossuet avec l'accord du Roi pour conforter la souveraineté royale) sera la dernière grande théorie attachée à la monarchie. Louis XIV se révèle ainsi moins prudent que Richelieu et ouvre une forte brèche internet avec les protestants et les jansénistes qui perdurera jusqu'à la Révolution française.
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