Nous sommes les nouveaux partisans

Publié le par le petit Maxime

Au XIXème siècle, les États-Unis d'Amérique se sont rendus compte d'intérêts divergents entre États du Nord et États du Sud, et ces derniers ont tenté d' appliquer le droit de Sécession pour former une confédération autonome. Nous réclamons ce droit également, qui peut néanmoins mener à la guerre ; il faut donc s’y préparer. Si le système vient à s’effondrer, il faudra se défendre (Clauswitz rappelle que le conquérant n’est jamais le belliciste), s’organiser. Comment penser le défense aujourd’hui avec la bombe atomique, quand celle-ci mène à la destruction totale ? Comment rester souverain en refusant d’utiliser ce genre d’armes effrayantes ?
    Le figure du partisan a été théorisée par Carl Schmidt, mais elle était déjà présente chez Clausewitz. Ce dernier nous apprend que la nature de la guerre est politique :  « la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens » . Il y a un choix à faire, la différence ami-ennemi.
    Martin Van Creveld parle de « guerres asymétriques » pour les guerres modernes : les grandes puissances ont des hommes suréquipés, mais qui sont dépendants de leurs armes et de la logistique ; en face, de petites unités de combattants intégrés dans la population et soutenus par cette dernière peuvent désorganiser une grande armée.
    Carl Schimdt a écrit La théorie du partisan. C’est un des meilleurs théoricien du droit du XXème siècle, très conservateur et catholique. La figure du partisan émerge pendant la Révolution avec la Chouannerie puis en Espagne avec Napoléon (1805-1806). Plus récemment, on peut considérer les résistants comme des partisans, de même que le Viêt-Minh ou le FLN. Ceux-ci ont souvent réussi, et ce contre les meilleures armées de leur temps. C’est donc un modèle intéressant : le partisan combat pour ses idées, alors que les militaires obéissent aux ordres, et suivent la volonté de leur gouvernement. Il ne vise que des objectifs militaires, ce qui le différencie du terroriste qui frappe les civils pour installer une terreur. Il n’agit pas non plus pour de l’argent et ce n’est donc pas un mercenaire.
    Pour Clausewitz, la force morale est très importante : il faut savoir entretenir le moral d’une armée ; d’où l’intérêt du partisan qui frappe psychologiquement en désorganisant une armée et en disparaissant une fois son action effectuée. Il s'agit donc là d'une piste intéressante pour organiser notre mouvement et préparer les éventuelles crises futures.

Publié dans Europe

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