Lundi 25 août 2008
Fils de la tradition critique et de la pensée classique, l’empirisme organisateur est un élément essentiel de la pensée maurrassienne qui devait nécessairement
ouvrir notre camp; Philippe Champion nous l’a présenté.
Cette méthode consiste en la mise en œuvre de l’expérience de la monarchie française pour soutenir les deux autres fondamentaux de la pensée maurrassienne : le «politique d’abord» et le nationalisme intégral. Le tout repose sur l’affirmation que la monarchie française n’a d’autre légitimité que son efficacité. «politique d’abord» est une notion capitale, et Maurras s’est vu contraint de justifier en disant qu’il « vise les moyens antérieurs à la fin ». En réalité l’homme est un animal politique et la politique correspond à la nature de l’homme en ce qu’elle réalise son épanouissement au temporel.
D’autre part, il ne faut pas entendre le « nationalisme » au sens péjoratif habituellement présenté de nos jours, ni renoncer à ce mot sous la pression du terrorisme sémantique. Maurras n’affirme-t-il pas que
«toute tradition est critique» ? Approfondir notre héritage tout en le conservant est bien plus qu’un droit : c’est un devoir. Le nationalisme maurrassien ne repose pas sur un aspect sentimental, mais bien sur une notion de philosophie politique fondamentale employée par Aristote, St Thomas d’Aquin, plus récemment par Julien Freund et Marcel de Corte : l’homme est un animal politique. Dans Mes idées politiques, Maurras s’oppose à Laclos en affirmant que l’homme naît social. La politique et le social sont interdépendants et, comme Julien Freund l’affirme, il n’y a pas de contrat social ni de passage de la famille à la structure politique : la famille avait d’emblée une double nature sociale et politique.
Ainsi, le communisme et le libéralisme qui nient la nature politique de l’homme, veulent en réalité supprimer l’homme en l’homme. Ainsi, l’Europe tend à étendre le politique pour à terme le supprimer : Freund nous apprend que cet objectif est vain, car le politique saura se reconstruire sans cesse. Carl Schmitt pose l’existence de l’ami et de l’ennemi comme un des trois critères du politique : préalable à tout épanouissement, l’homme se doit de chercher l’unité par l’exclusion d’une autre politique. Il ne s’agit toutefois pas là de la guerre, d’un nationalisme agressif, mais bien d’un nationalisme qui affirme son particularisme. La tendance moderne à vouloir abolir les frontières repose ainsi sur une utopie nulle et non à venue. Bien plus, Freund indique que cette tendance est désastreuse dans sa nécessité de provoquer une guerre interne, idéologique ou sociale au sein même de la nation. C’est là un élément essentiel de la république qui se fonde sur la lutte des partis pour exister. Ainsi donc, le nationalisme maurrassien n’est pas restrictif : il est intégral et s’incarne dans la formule « La France seule », c'est-à-dire la volonté de concevoir une unité politique au sein même d’une nation, pour l’in (suite de la page 1) térêt national ; c'est-à-dire par la restauration d’une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée. Aujourd’hui, notre héritage n’est-il pas sur le point d’être exterminé par un totalitarisme capitaliste républicain et sans âme ? Il se meurt, a entamé depuis bien longtemps son râle d’agonie ! Car notre Maître nous le disait, « La France et le Roi, ou point de Roi et plus de France ! » Déchirée par les désirs partisans de ses millions de sujets, la France, par son hétérogénéité, ne peut permettre à chacun, à cause de ses intérêts propres, d’enclencher des guerres civiles.
Or, il y a un Bien commun qui correspond à la France ! La monarchie française y répond : elle n’est pas un absolu mais une nécessité. Celle-ci devra avoir les caractéristiques suivantes :
1) traditionnelle : respectant la tradition nationale française, c’est-à-dire la fidélité à la patrie, qui est la terre et les morts, tout ce qui nous a précédé et forgé, en somme ;
2) héréditaire et perpétuelle : par le sang peut-être mais surtout par la tradition orale et l’éducation transmise de père en fils de manière à favoriser la transmission : les acquis de l’hérédité permettant de suivre la ligne du moindre effort et du plus grand effet : en un mot du meilleur rendement;
3) antiparlementaire et non-partisane car nous refusons la représentation des assemblées tele qu’elle est aujourd’hui, c'est-à-dire composées d’atomes ‘’égaux’’ juxtaposés et indifférenciés n’ayant aucun rapport avec le pays réel, qui par conséquent ne représente rien. Seule une représentation des corps intermédiaires saurait rétablir
l’esprit véritable de la démocratie locale que nous encourageons;
4) décentralisée avec des provinces autonomes. Un Etat présent, mais qui ne se limite qu’à ses fonctions naturelles, soit la diplomatie, la justice ainsi que les finances. La république, en tuant le roi, s’est imposée comme une forme de gouvernement exclusif, tyrannique, supprimant les libertés transcendantes autant territoriales que sociales. Les fonctionnaires sont donc à tous les niveaux liés au système qui transgresse les libertés pour la défense desquelles M. Leclerc répond vigoureusement dans sa conférence sur la Politique naturelle dans le résumé ci contre: « Bas les Pattes ! ».
Cette méthode consiste en la mise en œuvre de l’expérience de la monarchie française pour soutenir les deux autres fondamentaux de la pensée maurrassienne : le «politique d’abord» et le nationalisme intégral. Le tout repose sur l’affirmation que la monarchie française n’a d’autre légitimité que son efficacité. «politique d’abord» est une notion capitale, et Maurras s’est vu contraint de justifier en disant qu’il « vise les moyens antérieurs à la fin ». En réalité l’homme est un animal politique et la politique correspond à la nature de l’homme en ce qu’elle réalise son épanouissement au temporel.
D’autre part, il ne faut pas entendre le « nationalisme » au sens péjoratif habituellement présenté de nos jours, ni renoncer à ce mot sous la pression du terrorisme sémantique. Maurras n’affirme-t-il pas que
«toute tradition est critique» ? Approfondir notre héritage tout en le conservant est bien plus qu’un droit : c’est un devoir. Le nationalisme maurrassien ne repose pas sur un aspect sentimental, mais bien sur une notion de philosophie politique fondamentale employée par Aristote, St Thomas d’Aquin, plus récemment par Julien Freund et Marcel de Corte : l’homme est un animal politique. Dans Mes idées politiques, Maurras s’oppose à Laclos en affirmant que l’homme naît social. La politique et le social sont interdépendants et, comme Julien Freund l’affirme, il n’y a pas de contrat social ni de passage de la famille à la structure politique : la famille avait d’emblée une double nature sociale et politique.
Ainsi, le communisme et le libéralisme qui nient la nature politique de l’homme, veulent en réalité supprimer l’homme en l’homme. Ainsi, l’Europe tend à étendre le politique pour à terme le supprimer : Freund nous apprend que cet objectif est vain, car le politique saura se reconstruire sans cesse. Carl Schmitt pose l’existence de l’ami et de l’ennemi comme un des trois critères du politique : préalable à tout épanouissement, l’homme se doit de chercher l’unité par l’exclusion d’une autre politique. Il ne s’agit toutefois pas là de la guerre, d’un nationalisme agressif, mais bien d’un nationalisme qui affirme son particularisme. La tendance moderne à vouloir abolir les frontières repose ainsi sur une utopie nulle et non à venue. Bien plus, Freund indique que cette tendance est désastreuse dans sa nécessité de provoquer une guerre interne, idéologique ou sociale au sein même de la nation. C’est là un élément essentiel de la république qui se fonde sur la lutte des partis pour exister. Ainsi donc, le nationalisme maurrassien n’est pas restrictif : il est intégral et s’incarne dans la formule « La France seule », c'est-à-dire la volonté de concevoir une unité politique au sein même d’une nation, pour l’in (suite de la page 1) térêt national ; c'est-à-dire par la restauration d’une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée. Aujourd’hui, notre héritage n’est-il pas sur le point d’être exterminé par un totalitarisme capitaliste républicain et sans âme ? Il se meurt, a entamé depuis bien longtemps son râle d’agonie ! Car notre Maître nous le disait, « La France et le Roi, ou point de Roi et plus de France ! » Déchirée par les désirs partisans de ses millions de sujets, la France, par son hétérogénéité, ne peut permettre à chacun, à cause de ses intérêts propres, d’enclencher des guerres civiles.
Or, il y a un Bien commun qui correspond à la France ! La monarchie française y répond : elle n’est pas un absolu mais une nécessité. Celle-ci devra avoir les caractéristiques suivantes :
1) traditionnelle : respectant la tradition nationale française, c’est-à-dire la fidélité à la patrie, qui est la terre et les morts, tout ce qui nous a précédé et forgé, en somme ;
2) héréditaire et perpétuelle : par le sang peut-être mais surtout par la tradition orale et l’éducation transmise de père en fils de manière à favoriser la transmission : les acquis de l’hérédité permettant de suivre la ligne du moindre effort et du plus grand effet : en un mot du meilleur rendement;
3) antiparlementaire et non-partisane car nous refusons la représentation des assemblées tele qu’elle est aujourd’hui, c'est-à-dire composées d’atomes ‘’égaux’’ juxtaposés et indifférenciés n’ayant aucun rapport avec le pays réel, qui par conséquent ne représente rien. Seule une représentation des corps intermédiaires saurait rétablir
l’esprit véritable de la démocratie locale que nous encourageons;
4) décentralisée avec des provinces autonomes. Un Etat présent, mais qui ne se limite qu’à ses fonctions naturelles, soit la diplomatie, la justice ainsi que les finances. La république, en tuant le roi, s’est imposée comme une forme de gouvernement exclusif, tyrannique, supprimant les libertés transcendantes autant territoriales que sociales. Les fonctionnaires sont donc à tous les niveaux liés au système qui transgresse les libertés pour la défense desquelles M. Leclerc répond vigoureusement dans sa conférence sur la Politique naturelle dans le résumé ci contre: « Bas les Pattes ! ».
Par le petit Maxime
-
Publié dans : doctrine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
