Lundi 25 août 2008
Découvrez le n°1 du Petit Maxime.



Au sommaire: Philippe Champion et l'empirisme organisateur

                           Gerard Leclerc et la Politique naturelle
                           François Marin Fleutot et le point histoire
                           La vie du camp
                           La revue de presse

Les liens ici:


page 1

page 2

page 3

page 4
Par le petit Maxime - Publié dans : numéros parus
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 25 août 2008
Le conflit qui avait cristallisé autour des provinces géorgiennes mais pro-russes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie va-t-il bientôt finir ? Qui est dans son bon droit, à qui la faute dans les graves surenchères ont ensanglanté la région ? La grande presse, quoiqu'aseptisée, est unanime. Le Parisien/Aujourd'hui en France nous donne une synthèse plutôt complète de la situation sur place et de la position de chacun des deux camps en présence, en dépit d'une page presqu'entièrement consacrée à Mikaïl Saakachvili, sous forme d'entrevue dont les questions vont souvent dans le sens du Président géorgien; parlant notamment de «l'erreur de la France» à propos de sa neutralité dans le conflit (et de l'Europe, pour qui c'est davantage d'impuissance qu'il s'agit) et de «bon prétexte [à une intervention armée des Russes]» pour l'agression de la Géorgie; même si elles ne l'épargnent pas trop en reconnaissant bien les déploiements et tirs géorgiens en Ossetie du Sud comme les «attaques» qu'elles sont et en rappelant la «colère» des réfugiés géorgiens l'encontre du gouvernement. Même ton aseptisé l'air de rien Le Figaro, s'il est plus précis quant aux modalités de redéploiement des forces russes, l'emplacement et la composition des nouveaux points de contrôle, déplore ce qu'il interprète comme de l'ingérence de la Russie dans les affaires géorgiennes mais ne semble pas s'émouvoir outre-mesure du travail de sape américain de l'influence russe aux portes mêmes de l'Empire: «Sous prétexte de maintenir la paix, les Russes sont en train de préparer à (sic) un nouveau redécoupage territorial d'un pays qui en a connu (sic) au moins cinq depuis 1918. » De même, Le Monde reprocherait presque aux Ossètes de monter en épingle le sort terrible qui les accable pour les besoins d'une propagande médiatique tout-à-fait orientée et partiale, s'il n'était pas forcé de reconnaître bon gré mal gré la réalité des bombardements destructeurs et meurtriers de ces dernières semaines et leurs effets visibles sur la population civile. En fait, seul de son côté, Libération préfère se taire sur ce sujet que d'en raconter n'importe quoi comme à l'accoutumée – c'est tout à son honneur.
Par le petit Maxime - Publié dans : revue de la presse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 25 août 2008
22 août, le camp Maxime Real del Sarte ouvre officiellement ses portes. Pourtant, il y a déjà du mouvement depuis plusieurs jours au sein du château de Lignières. Le prince nous a laissé les clés de sa demeure, nous assurant de son soutien et de sa confiance en notre démarche politique et en nos responsables.
    Avant même l'ouverture du camp, de nombreux participants ont souhaité se joindre à sa préparation, si bien qu'avant même l'ouverture une vingtaine de personnes sont à pied d'oeuvre, confirmant encore, s'il en était besoin, la fidélité et la solidarité des militants dans l'adversité. Gérard Leclerc avait souhaité se joindre à nous dès avant le camp avec ses enfants. Comme chaque année depuis quatre ans, l'entreprise Rians nous régalait de produits laitiers. Cette fois ce sont les îles flottantes et les profiterolles qui sont à l'honneur, les Rocamadours embaument l'arrière cuisine.
Le camp démarre. Une bonne proportion de nouveaux, les sections de Paris et St Etienne sont parti-culièrement représentées, ainsi qu'une partie des rédacteurs du blog AFE qui, après un an de camaraderie virtuelle, peuvent enfin se retrouver, certains pour la première fois.
    L'équipe du camp, chapeautée par Axel qui nous rejoint lundi matin est pour l'instant dirigée par son adjoint, Paul Merlet, et pour la formation par Pierre Carvin et Alexandre Apreval.
    Leweek-end voit arriver quelques jeunes professionnels qui s'évadent  pour deux jours de leur travail et partagent leur experience professionnelle avec les plus jeunes: la camaraderie entre générations n'est pas un vain mot et fonctionne encore une fois merveilleusement, de franches et joyeuses discussions réunissant seniors et benjamins autours du même idéal nationaliste et royaliste.
    Les chants fusent lors des diners et les soirées sont animées autour du bar qui reste ouvert jusqu'à une heure avancée de la nuit... ce qui n'empèche pas tous les campeurs d'assister aux conférences le lendemain, l'auto discipline étant de mise...et la discipline, le cas échéant.
Le camp vu ses débuts est d’ors et déjà une réussite, et certains projets se profilent déjà à l'horizon.
Par le petit Maxime - Publié dans : vie du camp
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 25 août 2008
    L'histoire n'est pas exclusivement une chronologie d'événements, la connaissance des jeux sociaux, de l'économie ou l’épopée de quelques uns ; elle est aussi l'histoire des hommes, de leur cadre de vie, de leurs institutions, de leurs Dieux. Il est clair qu’on ne pense pas le monde identiquement avant et après Saint Augustin, Saint Thomas, Copernic, Newton, Lavoisier, Galilée, les encyclopédistes, Karl Marx, Einstein… Mais il ne s’agit pas de lire l'histoire en l'enfermant dans une logique idéologique. C’est l’erreur de Karl Marx, qui a fait une bonne analyse de la logique capitaliste mais a enfermé l'histoire sociale dans une doctrine totalisante. De même, Jacques Bainville a fait une bonne analyse de la logique diplomatique européenne, mais a enfermé l'histoire dans une logique qui répondait uniquement à son époque. Ils ont tous deux cherché dans l'histoire ce qui justifiait leur conception de l’homme idéal. Leurs analyses ne sont pas fausses pour autant : elles parti-cipent de notre héritage, et donc de la manière dont nous allons façonner notre temps. De même, l'ethnologie, la sociologie et la psychologie, introduites dans l’univers historique par l’ «école des Annales», participent de notre compréhension du monde. L'histoire n'est pas une science objective, et connaître la chronologie historique n'est jamais connaître l'histoire.

    L’histoire des sciences nous éclaire sur ce point. La vulgate l’appelle le progrès, et cette notion mérite quelques explications : si aujourd'hui le progrès est devenu une mystique, il n'empêche qu'il y a du changement bien avant. Nous connaissons malheureusement peu les temps reculés. Ainsi il ne nous reste que quelques traces de l'histoire des Babyloniens, des Hittites, des indiens, des chinois ou des égyptiens… et pourtant, de ces traces nous avons déduit toute leur civilisation! Notre manque d'information nous conduit parfois à une mauvaise compréhension du temps et de la nature du pouvoir.

    Mon détour par la science va s'appuyer sur le travail de Thomas S. Kuhn, physicien, philosophe et historien des sciences, auteur de La structure des révolutions scientifiques. Selon lui, il n'y a pas de découverte qui ne soit en opposition avec ce qu'il appelle le paradigme du temps. Comme le faisait la philosophie platonicienne, il nomme paradigme le monde des idées avec lequel nous pensons au présent. Il y a des paradigmes à chaque instant de l’histoire des sciences : par exemple, croire que la terre est plate est un paradigme qui donne une compréhension de l'espace aux hommes des temps anciens, et penser une terre ronde au sein d’un univers complexe demandait un changement des mentalités, un changement de paradigmes. On ne peut donc pas reprocher aux hommes anciens d'avoir leur conception de la pollution différente de la nôtre, ni même savoir ce que nos enfants penseront de nos paradigmes. Pour en changer, il faut que les observations contredisent la théorie initiale. Il faut aussi qu'il y ait des hommes qui remettent en cause, soit par l'observation, soit par la réflexion, le paradigme. Le conservateur, c’est celui qui refuse de mettre en cause le paradigme présent. Mais attention, l'action révolutionnaire n'est pas de choisir la révolution pour la révolution, mais de construire la situation qui permettra de détruire le paradigme présent pour en construire un autre.

Nous pourrions faire la liste des révolutions de l'histoire des hommes. Encore faudrait-il que l'on saisisse ce qui différencie l'évolution, même avec ses soubresauts,
de la révolution.

    Prenons pour exemple la révolution de 1789. Une évolution était souhaitée et initiée par le Roi qui était loin de s’imaginer que la bourgeoisie, guidée par un nouveau paradigme, en ferait une révolution: la bourgeoisie ne pense plus le pouvoir du prince comme celui d’un chef dirigeant les évolutions. Il est pourtant absurde de parler de conservatisme royal. Tout au long de la monarchie, chaque roi participe lui-même du paradigme de son temps, tout en le faisant évoluer. Contre les conservateurs, la noblesse, le clergé et le tiers état, la royauté française n'a cessée de construire sa souveraineté. Pour lire l'histoire, il faut abandonner toute idéologie et tenter de comprendre ce qui permet, à chaque époque, de reconstruire le pouvoir du Roi.
Par le petit Maxime - Publié dans : point histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 25 août 2008
Au début de son intervention, Philippe Champion nous a surpris, s'est dit « vexé et réconforté ». Notre journal d'Insurrection était cause de ce double sentiment. En réalité, l'ancien directeur d'AF2000 se félicitait d'un article « tout-à-fait remarquable » du dernier numéro, qu'il avait lu le matin même, et qui constituait à l'entendre une synthèse parfaite de ce qu'il faut d'abord savoir de l'Action Française, article intitulé « Notre nationalisme » et signé V.Chalmel. Plus loin, un article de Frédéric Traum sur Machiavel a mérité ses compliments. Finalement, c'est l'ensemble du journal du fond à la forme dont il a été fait l'éloge en guise d'avant-propos.
Par le petit Maxime
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus