Mercredi 27 août 2008
    La Gaule, terre d’accueil du peuple Franc va peu à peu être rebaptisée la Francia Occidentalis. Les rois Francs restaurent l’Imperium et adoptent les codes des empereurs romains. Ils disposent alors d’une autorité légitime, incontestée et respectée. Telle la force de Samson dans l’Ancien Testament, qu‘il tirait de ses long cheveux, les rois francs tiraient leur légitimité et leur puissance de ces mêmes attributs. 
Cicéron théorise le Prince comme gardien et dépositaire du bien commun, les Rois  du « Royaume des Francs » s’en inspirent dans leur pratique du pouvoir. Pouvoir qui n’est pas justifié par l’ordre divin, car les rois mérovingiens qui sont laïques et non soumis au divin en sont les administrateurs. Au VIIème siècle les romains étant dans l’incapacité de se doter d’un empereur, c’est celui d’Orient qui s’y substitue. L’administration s’empare peu à peu des pouvoirs au sein de    
l’Imperium. C’est alors que les carolingiens, profitant de cet état transitionnel du pouvoir, en profitèrent pour faire un coup d’État. Au VIIIème siècle l’Église est la seule internationale, et va soumettre le temporel au spirituel, l’Imperium au religieux. Le roi est sacré pour accéder au pouvoir. L’Orient a alors la prétention de diriger le divin, alors que l’Occident est sous le joug de l’Église. Le 25 décembre 800 Charlemagne devient  Empereur, l’Empereur rêvé de l’Église. Le royaume des Francs fait, malgré sa situation d’insoumis, entièrement partie de l’Empire.
Les carolingiens vont alors tenter de marquer leur indépendance vis-à-vis de l’Eglise. C’est alors que l’ Empire commence à se morceler, les capétiens remettent au goût du jour la vieille notion de l’élection, qui consiste à présenter le futur roi à ses pairs. Ils deviennent empereur en leur royaume et non plus seulement  rois du royaume des Francs. Au début de leur règne  les capétiens n’ont pas de réel pouvoir, mais c’est en se servant du mythe royal qu’ils s’emparent de la Majesté.

Par le petit Maxime - Publié dans : point histoire
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Mercredi 27 août 2008
La conférence initialement prévue sur « l'Etat aujourd'hui » s'est finalement muée, sur l'intuition avisée des organisateurs, en une table-ronde sous la direction conjointe de Pierre Carvin, Sébastien de Kerrero et Alexandre Apreval.
    C'est par un judicieux rappel historique que Pierre Carvin a ouvert le débat, rappelant notamment que si les Anciens s'intéressaient à la meilleure façon d'assurer le bien commun, ils n'avaient pas lieu de s'interroger quant à l'exécution de la loi puisqu'ils résolvaient la question par une éducation des gens cultivées à la politique, une vertu civique qu'illustrèrent bien les Grecs. C'est tout le contraire pour les théoriciens dés les XIIème, XIIIème et XIVème, comme Machiavel qui préconise l'exécution arbitraire comme moyen légal d'apporter la stupeur et l'effroi dans les populations pour les soumettre.
    En effet, en sortant de l'Etat de nature et en créant l'Etat, raconte Hobbes, les individus se soumettent à un pouvoir absolu et illimité de l'Etat pour éviter « la mort violente », c'est-à-dire les dangers qui les guettent. Cependant, certains indices nous permettent de nous poser la question : allons-nous vers un retour en force d'une théorie de l'Etat plus complexe ?Puis Alexandre Apreval nous a montré comment l'Etat et la politique subissaient en ce moment comme au XIXeme siècle une désaffection et une crainte, lesquelles poussent nos dirigeants et l'opinion publique dans un cantonnement à une administration bureaucratique à laquelle nous sommes opposés : la politique est un art.
    En effet, pour le citoyen, l'Etat, ce sont les impôts et l'administration, mais aussi la monnaie et les frontières, la diplomatie et la justice, toute une ribambelle d'attributs régaliens aujourd'hui absorbés ou mis à mal par l'Union européenne. Cet Etat sans nation se veut une synthétisation encore plus parfaite du principe de pure administration comme l'exprime l'expression de « gouvernance européenne ». Derrière cette expression assez neutre se cache une pratique très concrète de la politique à des fins dans un sens idéologique détestable. Et nous empêche de bien identifier notre ennemi. Ainsi, paradoxalement, l'Etat est partout mais pas dans son rôle, et par conséquent défaillant : obèse, omniprésent, mais évanescent dans ses décisions.
    C'est pourquoi les Français, qui en attendent tout, ne cessent de récriminer à son encontre. Et Pierre Carvin d'ajouter que, dans la mesure où la sécurité des citoyens n'est pas assurée par l'Etat jacobin centralisateur, la légitimité hobbesienne d'icelui s'effondre.Alors l'Etat se fabrique une nouvelle légitimité avec le domaine social et la santé. Cela correspond à une dynamique de concentration et d'extension étatique qui s'accroît particulièrement lors des crises, quand il convient de rationaliser la production intérieure : après-guerres mondiales, guerre de Sécession américaine ou encore krachs boursiers.
    Or la mainmise de l'Etat avilie la société en la privant de l'initiative et de la responsabilités individuelles et collectives des personnes qui la composent. Par un effet pervers, il dévalorise, rend obsolète et vain toutes formes d'associations, de corps intermédiaires libres. De plus la démocratie désorganise la société par la lutte des classes perpétuelle, opposant gratuitement les intérêts des uns à ceux des autres. Il suffirait donc de retirer l'Etat de ces sortes d'affaires pour que l'homme, animal politique qui ne peut vivre sans société autour de lui, s'attache lui-même ses compagnons d'intérêt et qu'il forme les structures nécessaires pour palier les malheurs de la vie. Une explication qui n'a pas toujours convaincu Gérard Leclerc, lequel s'est interrogé quant à la capacité d'une nation en crise morale à recouvrer d'un coup ses antiques capacités.Finalement, nous avons parlé des mutuelles et des entreprises, possibles viviers humains qui parfois participent encore d'une solidarité française et locale dont on ne peut que se réjouir, mais où l'on voit de plus en plus les effets déprédateurs du capitalisme apatride et de la logique libérale de Bruxelles. Et nous nous sommes mis d'accord pour dire qu'une certaine tradition colbertiste de la France pas épargnée d'une touche de bon sens recommanderait que l'Etat intervînt au contraire dans les domaines qui relèvent de ses pouvoirs régaliens et disposât, par exemple, d'entreprises d'armement à lui quand on sait que nous n'avons que trois semaines de munitions d'avance en cas de conflits et qu'Israël est notre fournisseur...
Par le petit Maxime
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Mercredi 27 août 2008
Discuter d'une théorie aussi connotée de nos jours que l'écologie aurait pu être une gageure tant les idéologues modernes ont ancré ce sujet à la gauche du spectre politique français. Amputée de son aspect politique par les écologistes ces dernières années, l'écologie a oscillé entre folklore, vague new-age et idéologie alter-mondialiste globalisante. Pourtant, le soucis de conservation du patrimoine matériel et spirituel de la nation est une constante de la pensée d’Action Française est absolument indissociable d’une écologie: du nationalisme intégral à l’intégrité de la nation
    L'écologie que l'on nous présente aujourd'hui est parée de faux-semblants et confrontée à des périls en tous genres. Le péril mondialiste, d'abord, qui propose une solution globale puisque les menaces concernent l'ensemble de la planète, en avançant le spectre de la gouvernance mondiale. Depuis les années 70 a également émergé la pensée écologiste qui intègre une réflexion socialiste, l'écologie étant ainsi utilisée comme un moyen d'expropriation des propriétés privées (par la création de réserves ou parcs naturels entre autres). D'autres courant d'idées promeuvent une vision holiste du monde en soutenant l'argument selon lequel l'homme ne serait qu'une espèce parmi tant d'autres. Le malthusianisme a également effectué un retour en force à travers la mouvance écologiste moderne et un totalitarisme vert est apparu (avec l'omniprésence du culte du corps et le développement du tri sélectif) qui parachève une discipline citoyenne semblable àu pseudantiracisme. Vient aussi un renouvellement du capitalisme qui a récemment mis en place une dialectique verte afin de palier à ses propres carences. L'idéal du progrès perdure ainsi grâce à la dynamique insufflée par la mouvance du développement durable. Un autre courant dit anthropophobe a vu le jour, il s'appuie sur une philosophie déconstructiviste et encourage toute forme d'activité humaine allant dans le sens d'une réduction de la population (jusqu'à l'anthropophagie). Ajoutons à cela le retour du biologisme politique qui  présente l'homme comme un simple chaînon au sein d'une espèce niant ainsi la notion d'individualité.
    À l'inverse de ces théories partielles et dangereuses pour l'homme lui-même, l'Action Française défend une écologie intégrale et refuse l'idée défendue par l'anthropologie moderne selon laquelle l'homme est bon par nature en faisant fi du péché originel.
L'enseignement des encycliques nous rappelle au contraire que la nuisance humaine au niveau environnemental vient directement du péché originel.
    L'écologie intégrale est d'abord une écologie des corps qui doivent être protégés des agressions extérieures (produits pharmaceutiques consommés à l'excès, produits chimiques,intemperance ou pollutions industrielles etc). L'écologie intégrale défend la naturalité des produits,qui doivent être payés à un juste prix aux agricullteurs pour le meilleur service des consommateurs. Elle est aussi une écologie de la culture en reniant la télévision et ses programmes abrutissants, voire pervers, et en dénonçant la laideur omniprésente dans les villes et l'art moderne pour ne citer qu'eux; elle se veut éducative. L'écologie intégrale veut également réinventer le culte du silence qui permet la méditation, absent dans notre société où la pollution sonore est omniprésente ceci afin de d'offrir à l'homme un cadre propice à l'épanouissement spirituel et moral. L'utilisation abusive des baladeurs est un exemple criant de cette lutte constante contre le silence, où chacun vit dans une bulle rompant tous liens entre les hommes et de l'homme à Dieu.
    Il est donc de notre devoir à l'Action Française de promouvoir activement cette écologie intégrale et complète. C'est un devoir stratégique avant tout puisque l'écologie constitue un véritable symbole sur le plan de la communication d'autant que l'Action Française dispose d'un temps d'avance dans ce domaine. C'est un devoir civique ensuite de témoigner autour de nous afin de mettre en évidence la nécessité de préserver la France en sa beauté. Témoigner de notre engagement implique une cohérence nécessaire entre la théorie développée et sa mise en pratique afin de « ne pas peser sur le monde » (Finkielkraut). De plus, cette écologie doit être anthropocentrée et nous protéger de certaines théories déjà évoquées néfastes pour l'homme, et doit s'appuyer sur un ancrage local. L'enracinement, comme le disait Simone Weil, est en effet un besoin de l'âme et la démocratie organique que nous appelons de nos vœux doit nous permettre d'être consultés sur ce qui nous concerne directement. La famille apparaît ici alors comme un moyen d'enracinement et de présence. Enfin, il n'existe pas d'écologie sans la nation et il nous faut pouvoir lutter contre la pollution chez nous et  cela dès maintenant.
Par le petit Maxime
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Mardi 26 août 2008
Découvrez le numéro 2:
au sommaire:
- Monarchie et fédéralisme
- Entretien avec Gérard Leclerc
- Point histoire
- Qu'est ce que la philosophie politique classique
- La trahison de Lisbonne


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Mardi 26 août 2008
Il faudrait des heures innombrables pour parler avec justesse de la maudite union, et combien en faudrait-il pour débusquer tous les pièges du traité de Lisbonne, oeuvre une nouvelle fois de la machine européenne, infernale bête antinationale. Ainsi le dernier né du libéral-européisme a été au centre du centre géopolitique de lundi.
    Le premier constat est plutôt simple : ce traité, dans son ensemble, est illisible et incompréhensible si on ne prend pas le temps de l'étudier en détail. Une fois de plus, l'Europe ne dévoile pas sa face, se cache derrière l'illisibilité de ce texte truffé de renvois vers tous les traités précédents (Nice, Amsterdam, Maastricht, etc).

    Au delà du contenu, un second constat peut être dressé : le traité, aujourd'hui, est caduque, il n'existe plus, même si la ratification se poursuit tant bien que mal, mais nous savons tous qu'il reviendra sous une autre forme.

    Ce texte est une calamité pour la souveraineté de chaque Etat européen. L'Europe institutionelle se doterait d'un président de l'Union (qui peut ne pas être européen !), nommé par le conseil européen pour deux ans et demi. De plus, la diplomatie européenne sera renforcée par l'avennement d'un « Haut représentant de l'Union », ministre des affaires étrangères qui ne dit pas son nom...Enfin, la majorité qualifiée deviendra la norme dans la ratification de tout projet, tout texte. Imaginons un traité qui serait refusé par la France, l'Espagne, l'Italie mais qui serait adopté à cause de la généralisation de l'adoption à la majorité qualifiée...un désastre ! De même, les domaines de compétence exclusive pour l'Union vont être élargis à la douane, au contrôle des frontières, à certains aspects économiques, etc. Tout simplement un nouveau pillage de notre souveraineté.

    Souvenons-nous, on nous a vendu ce traité européen en nous assurant que le parlement européen serait renforcé, et que le principe de subsidiarité serait la norme. Et aujourd'hui, dans le texte, le parlement européen se borne tout juste à donner un avis, une contribution sur les textes de l'oculte commission, qui a finalement le dernier mot. De même, le principe de subsidiarité est envisagé à l'envers. En effet, l'échelon présumé efficace pour s'occuper des affaires des citoyens est l'échelon européen, et non plus l'échelon national ! Ainsi, dans le traité de Lisbonne, c'est aux échelons inférieurs de démontrer leur efficacité, et non plus à l'Europe.

    Le seul bon aspect de ce texte est sans doute son article 50, qui institue un droit de sécession. A nous d'en profiter. L'Europe refuse d'écouter la voix des peuples, servons-nous nous aussi de cette démocratie perverse pour sortir de cette spirale infernale !
Par le petit Maxime - Publié dans : Europe
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