Jeudi 28 août 2008
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au sommaire:
- Globalisation, enjeux pour la France
- Qu'est ce que la post-modernité ?
- Point histoire: Philippe le Bel : la France souveraine face à l'Internationale Vaticane.
- Les totalitarismes
- Revue de presse



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Par le petit Maxime - Publié dans : numéros parus
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Jeudi 28 août 2008
Bertrand Delanoë nous annonce dans un entretien au Monde sa candidature à la tête du PS. Il présente un projet réformiste, européiste, écologiste, dédié à une efficacité de gauche ; vaste programme. Il cherche à rallier à sa bannière les Hollande, Aubry, Moscovici et le pôle écologique en défendant le principe de différenciation entre la direction du PS et le candidat à la présidentielle de 2012. Etrangement, aucune politique de main-tendue n’est envisagée avec Ségolène Royal, Laurent Fabius ou l’aile gauche du parti. L’entretien tourne néanmoins rapidement à la critique sévère et « constructive », bien entendu, de la politique économique et sociale du Président Sarkozy. Le grand spécialiste militaire qu’est le maire de Paris évoque ensuite la mission en Afghanistan sans malheureusement dégager de projet concret. La séance d’esquive sémantique se poursuit jusqu’au refus affiché du maire de Paris d'envisager toute alliance avec les centristes ou l’extrême gauche, position courageuse s’il en est.
    Un second article du Monde introduit l’idée évoquée au PS d’organiser des primaires afin de désigner le candidat à la présidentielle tout en donnant la parole aux simples sympathisants. Ce mode d'élection permettrait, selon la fondation Terra Nova, de mieux différencier conquête du parti et désignation du présidentiable. Les militants devront néanmoins accepter de renoncer à leur monopole et le parti s’accommoder du conflit de légitimité entre le candidat à la présidence et le premier secrétaire. Ces mêmes militants pourraient cependant élire seuls le leader du parti sur le modèle anglais ; le problème étant que le PS fonctionne sur le mode exactement opposé aujourd’hui. Bref, le PS a des idées et se rénove…sur un joli morceau de papier.
    Libération, sans doute pour rattraper le fait de ne pas avoir d’interview de Delanoë, nous en propose une de François Hollande. Elle n’est ni très novatrice ni très révélatrice d’un « projet » de la gauche ; en revanche, elle est très drôle… En effet, l’actuel secrétaire du PS pratique la langue de bois avec excellence, promeut la réconciliation générale au prochain congrès, la création d’une « direction forte » pour le parti et refuse de se prononcer sur son candidat préféré. On peut toutefois lire entre les lignes que la politique souhaitée (la même que Delanoë par ailleurs) est une politique de gauche de hausse des impôts et de revalorisation des allocations en tout genre. M Hollande ignore le danger Besancenot en décrivant le nouveau parti anti-capitaliste comme une impasse, et refuse totalement de débattre sur les questions nécessaires : le rapport entre le présidentiable et le secrétaire général du parti, ainsi que la possibilité d’instaurer des primaires pour désigner le candidat à la présidence. Une interview qui ne nous apprend rien et qui ne risque pas de remonter le moral des « sympathisants » socialistes.
    Enfin, le Figaro, loin de chercher à être original ou à apporter de l’information, se contente d’un résumé de l’interview du Monde sans aucune analyse. On y apprend uniquement que Lionel Jospin apporte son soutien au maire de Paris – la belle affaire ! - et que l’UMP reproche à ce dernier de délaisser sa mairie après avoir pourtant promis de s’y consacrer.
    La presse nous a présenté ici un magnifique cocktail de langue de bois, vide journalistique, croisements éditoriaux et fausses bonnes idées. L’annonce « inattendue » de la candidature de Delanoë devrait bouleverser le paysage politique et entrainer des réactions en chaîne passionnées et passionnantes des candidats annoncés ou potentiels... Rien de nouveau sous le soleil socialiste.
Par le petit Maxime - Publié dans : revue de la presse
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Jeudi 28 août 2008
Trois sortes de totalitarismes se sont manifestées au cours du vingtième siècle :
    Premièrement, le totalitarisme communiste, qui s’est manifesté en ex-URSS et en république Populaire de Chine par exemple. Il se base sur le principe de la terreur et celui de l‘idéologie; élimination physique ou psychologique des opposants politiques ; d’un simulacre de démocratie dans un État où seul le Parti Communiste est présent. Dans ces deux cas le régime a vu le jour après de sanglantes et coûteuses révolutions.
    Deuxièmement les régimes fasciste et nazi  présentant certaines similitudes, peuvent être classés dans une même catégorie malgré certaines différences. Ces régimes ont vu le jour dans  la  première moitié du vingtième siècle par le biais du plébiscite ou du coup d’État. Ils se basent sur le principe d’un État fort dans lequel la terreur est largement pratiquée au même titre que l’ostracisme d’une partie de la population. L’idéologie du régime est poussée, la aussi, à son comble.
    Ces types de régimes totalitaires peuvent être considérés comme « conscients » puisque tout à fait affirmés et assumés. Les populations en sont-elles aussi conscientes, puisque le plus grand nombre soutient dans son ensemble le régime. Le propre de ces régimes est de vouloir étendre son idéologie, c’est pour cela que tous les États sont immanquablement entrés en conflit armé avec leurs voisins.
    La dernière forme de totalitarisme est celle que l’on qualifie de « soft ».
    Il est plus sournois que les autres parce que ceux qui le subissent en  sont  rarement conscients, il se manifeste en général de trois manières différentes : un terrorisme social, un Etat policier et une activité législative crasse et démentielle. Le soft totalitarisme se marie souvent avec le régime dit «  Démocratique ». La république française remplit à merveille ces trois conditions; il est socialement interdit d’être un réel esprit libre et d’exprimer ses idées si elles n’entrent pas dans le carcan imposé par l’opinion publique; Bruxelles nous impose un nombre de textes de moins en moins calculable, la CEDH force la France à changer sa législation si elle ne correspond pas aux « droits de l’homme ». Enfin, nous vivons un procès à charge perpétuel, nous qui sommes coupables de ne plus pouvoir rien faire sans être susceptibles d’enfreindre cette loi que nous sommes tous sensés connaître. Si nous, nous ne la connaissons pas tous, soyons rassurés, elle ne nous ignore pas!
Par le petit Maxime - Publié dans : doctrine
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Jeudi 28 août 2008
La querelle du Spirituel et du Temporel, dont l'apparition correspond à celle de l'État moderne, connaît une des ses illustrations les plus marquantes à la fin du XIIIe siècle, lors du règne de Philippe le Bel.
    Le pape Boniface VIII entretenait des relations tendues avec notre Roi, souhaitant sans cesse rappeler la primauté des dispositions dictées par le Vatican au clergé de France sur les ordres du chef politique du royaume.
    Le Saint-Père ouvre les hostilités avec la décrétale Clericis laicos du 24 février 1296. Elle accusait « l’arbitraire royal » dans la collecte des subsides destinées à l’effort de guerre auprès des religieux, souhaitait organiser « la défense des biens ecclésiastiques » contre l’impôt et encourageait les attitudes frondeuses du clergé dans un pays pas encore unifié sous la même bannière, où certains seigneurs n'hésitaient pas à faire jouer la concurrence entre le Roi de France et d'Angleterre pour des allègements fiscaux (éternelle rengaine).
    Dans un premier temps confrontés à des problèmes diplomatiques avec les Aragonais et la famille Colonna, à Rome, le pape abandonne son insolence pour des excuses avant de repartir à l’offensive en 1302, par la bulle Unam Sanctam. Boniface VIII déclare la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel, et par ce biais la supériorité du pape sur les rois, ces derniers étant responsables devant le chef de l'Église. En fait, il tente d'instaurer une théocratie occidentale.
    Philippe le Bel réunit un concile des évêques de France pour condamner le pape, ainsi que des assemblées de nobles et de bourgeois à Paris : il inaugure les premiers États Généraux du Royaume de l‘Histoire. Le Roi cherche l'appui de tous ses sujets afin de légitimer la lutte qu'il mène contre le pape. La tenue d’un tel évènement, l’écoute et le sondage des attentes, des idées, et des aspirations du peuple et des forces vives du royaume constitue une date majeure dans la construction de la monarchie française, qui reproduira cet exercice de consultation 39 fois dans son histoire.
    Fort du soutien de la population et des ecclésiastiques, le Roi envoie donc son conseiller, le chevalier Guillaume de Nogaret, dans le but d'arrêter le pape et de le faire juger par un concile. Nogaret est bientôt rejoint par un ennemi personnel de Boniface VIII, Sciarra Colonna, membre de la noblesse romaine, qui lui donne de précieuses informations pour sa capture.
    Imposant sa volonté, sa diplomatie et l’indépendance politique de son pays, le Roi triomphe. Il ordonnera le déménagement de la papauté à Avignon et confirmera la France dans sa position de « fille aînée de l’Église », une fille pourtant très émancipée…
    Sa puissance est incontestée dans une Europe impressionnée par l’unité et la fidélité de ses 24 millions de sujets.
    Surnommé par ses ennemis tout comme par ses admirateurs le « Roi de marbre » ou « Roi de fer », Philippe le Bel, grâce à l'aide de juristes, aura transformé un État encore féodal en une monarchie moderne où la volonté du Roi s'impose à tous, où l’impôt national est prélevé sur tout le royaume et où le souci d‘écouter le peuple par la convocation des États Généraux fait alors figure de remarquable exception.
Par le petit Maxime - Publié dans : point histoire
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Jeudi 28 août 2008
La post-modernité est une notion qui relève de l'esthétisme. Elle se positionne à la suite de la modernité qui affirme l'idée du Progrès, du sens de l'Histoire et de la démocratisation (c'est à dire de la personnalisation). Si la modernité, à l'opposé de la tradition, charge l'avenir d'un fort optimisme avec le scientisme ou le rationnalisme des Lumières, la post-modernité opère un effacement de l'avenir qui mène au culte du présent. C'est ainsi, comme l'annonçait Fukuyama, la fin de l'historicisme. Certaines idées de l'école contre-révolutionnaire sont d'ailleurs reprises, comme une eclipse de l'idée du Progrès ou encore la réalisation des nuisances de la technologie.
    C'est de différents penseurs qu'est héritière la post-modernité, comme Saussure, Levi-Strauss, ou encore de la philosophie constructiviste avec Foucault ou Derrida. De plus, elle renie toute affirmation de connaissance en soi et conduit ainsi au relativisme absolu, crise de l'universalité de la connaissance : il n'y a donc plus d'Histoire des idées possible puisqu'aucun lignage n'est pris en compte : les systèmes sont pris indépendement des autres systèmes.  Il y a ainsi passage d'un âge moderne, celui de la personnalité (avec classification ou encore mesure, à l'exemple de Linné ou de Saint Hilaire), à un âge dans lequel règne une epistémologie holiste.
    La post-modernité consiste donc en une rupture, et notamment temporelle : il est impossible d'être de son temps, ou encore en avance de son temps...c'est le règne de l'intemporalité. Il y a également une véritable saturation des mouvements sociaux (voire Taguieff, les contre-réactionnaires).
    Enfin, en philosophie, la post-modernité s'affirme dans la critique de la modernité et dans l'adoption d'un fort monisme, d'un individualisme.
Par le petit Maxime - Publié dans : doctrine
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