Vendredi 29 août 2008
    Le libéralisme désigne une réaction contre une société traditionnelle plutôt holiste. Cette pensée nécessite, pour se justifier, l’invention d’un ‘’état de nature’’ théorique ; i.e. une guerre de tous contre tous nécessitant la création  conventionnelle d‘un État tout-puissant pour garantir la paix civile. Il s’agit de reconstruire les théories sociales à partir de l’individu isolé des groupes sociaux, une reconstruction sociale sous-tendue par la légitimisation de la société par l’individu. Elle se caractérise par :
- deux sphères séparées, l’État d’une part, une société civile composée d’individus en relation horizontale d’autre part.
- des relations sociales fondées sur le droit et le commerce.
- une organisation spontanée de la société et indépendante de l’État ; est postulée aussi l’idée que chaque individu va, par la recherche de ses intérêts particuliers, participer naturellement au bien-être du tout ; ‘’naturellement’’ s’entendant, au sens libéral : «une fois les corps intermédiaires naturels qui empêchent l’épanouissement de l’individu supprimés»…
Mais le libéralisme reste incompris. Il est d’abord une critique, celle de la violence politique, considéré par lui comme conséquence de confrontations d‘ordre religieux. Il faut le voir comme l’idée éclatée et diffuse qu’il fut à ses débuts et le corpus polymorphique qu’il est aujourd’hui : social-libéralisme, néolibéralisme ou anarchocapitalisme.
1) Le social-libéralisme critique les conséquences radicales du libéralisme en économie. Constatant les dégâts d’une liberté et d’une égalité formelle, il souhaite le passage à une égalité réelle. (gauche américaine)
2) Le néolibéralisme constitue une réhabilitation du libéralisme du XIXème fondée sur l’État de droit, une concurrence pure et parfaite s’accommodant d’un néo-darwinisme censé valoriser l’initiative individuelle et justifier l’acquisition de biens comme l’inégalité qui en résulte.
3) L’anarchocapitalisme ou libértarianisme se définit comme plus hostile que les autres à la présence de l’État, même
l’État-gendarme, d’où notamment une privatisation totale des biens publics. Il est acquis à l’idée d’une autogestion communautaire avec cooptation. Se pose alors le problème des monopoles au sein de la société et celui des éventuelles sociétés externes qui remettraient en cause l’équilibre instauré. L’un de ses représentants est l’universitaire américain Hans Herman Hoppe. Celui-ci est devenu monarchiste par soif de liberté. A lire avec circonspection mais sans modération.
Par le petit Maxime - Publié dans : doctrine
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Vendredi 29 août 2008
    Grand bond en avant dans l'Histoire de notre auguste royaume ; quittons Philippe le Bel et son oeuvre d'indépendance vis-à-vis du Vatican pour étudier une époque bien plus noire, "trop connue pour être bien connue" selon l'adage : les années de l'Occupation.
    Entre 1940 et 1945, le traumatisme causé par l'humiliante défaite militaire est source de bouleversements politiques vraiment spectaculaires. Les historiens désignent ces phénomènes sous le nom de "Paradoxe français". Simon Epstein, économiste, historien, professeur à l'Université de Jérusalem et spécialiste de l'antisémitisme occidental des XIXe et XXe siècle, livre des éclairages précieux sur cette classe politique qui subit une implosion ainsi qu'une fragmentation profonde. Le Paradoxe français nous donne à voir des retournements de positions et des changements d'alliances stupéfiants.
    Ainsi l'on note que dans les appareils fonctionnaires et militants de Vichy s'activaient des anciens partisans dreyfusards, philosémites et d'anciens militants antiracistes ayant retourné leur veste afin d'apporter leur pierre à l'édifice de nazification. On retrouve également des communistes de tendance trotskiste comme la Fédération des Etudiants Révolutionnaires, présente à Paris et à Strasbourg. Celle-ci suivait - avec un zèle tout particulier - la ligne du PCF, à savoir "Accueillons nos camarades allemands". Une ligne politique qui ne changera qu'en 1941. Des socialistes prêtent aussi main forte au Maréchal, au premier rang desquels on trouve Laval, figure tutélaire de la Collaboration. Pétain était d'ailleurs le chouchou de la presse de gauche de l'époque du Front populaire qui, observant l'éclosion de régimes autoritaires chez nos voisins (Franco, Musso, Adolf, etc.), allait jusqu'à demander si la formule ne pouvait pas s'appliquer à notre pré hexagonal. «Pétain, le dictateur qu'il nous faut» affirme la Une d'un journal affilié au Parti Radical, en 1937. Rappelons, enfin, que le Maréchal Pétain reçoit les pleins pouvoirs d'un Congrès à majorité socialiste et que l'on trouve dans l'ombre de son gouvernement certains acteurs du Front Populaire.
    Au vu des ces tristes participations, la théorie qui veut que Vichy fut la revanche de la droite ainsi qu'une rupture d'avec la République, s'écroule. Les royalistes ne sont pas exempts de reproches, hélas, et l'on en compte au Commissariat aux Affaires Juives, dont un des trois patrons se disait "blanc". La structure a d'ailleurs malheureusement été organisée par certains de nos militants "maison".
    Ces années, encore très présentes dans les mémoires françaises, constituent d'ailleurs une période charnière dans l'histoire d'AF où l'on voit les rangs se séparer entre Résistance héroïque ou coup de main à l'occupant contre "la vermine rouge et la juiverie". La passivité n'est pas dans nos humeurs.
    Beaucoup de nos glorieux aînés sont quand même très lucides quant à "l'amitié franco-allemande". Maurras et Bainville leur ont enseigné la méfiance à l'égard du Teuton à croix gammée et ces maîtres s'étaient montrés convaincants. Aussi sont-ils très nombreux parmi les "insurgés de la première heure" ; Leclerc de Hautelocque, d'Estiennes d'Orve, le Duc de Choiseul-Praslin, Jacques de Guélisse, Daniel Cordier, Ghislain de Bénouville, et bien sur Jacques Renouvin pour ne citer qu'eux.
François-Marin Fleutot raconte leur histoire dans Les Royalistes dans la Résistance.
    Cette période troublée nous montrent bien que la lecture de l'Histoire n'obéit à aucun déterminisme et ne souffre d’aucun manichéisme. Elle nous rappelle également que l'Histoire officielle des manuels scolaires pue le Tipp-Ex et cache à peine ses coups de ciseaux et ses ratures.
Par le petit Maxime - Publié dans : point histoire
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Vendredi 29 août 2008
   L’empirisme organisateur est la mise à profit de l’expérience du passé en vue de l’avenir. Il a été forgé par Charles Maurras renouvellent la doctrine positiviste d’Auguste Comte, dans le but de démontrer et de systématiser les maximes du nationalisme intégral. S’il ne suffit pas à résumer le royalisme, il est un outil indispensable de la pensée politique que l’Action Française de diffuser.
Par le petit Maxime - Publié dans : doctrine
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Vendredi 29 août 2008
   Le problème de l'identité se pose aujourd'hui dans de nombreux domaines et ouvre plusieurs champs
de réflexion et diverses questions auxquelles il est important de répondre, notamment celle de l'identité fran-çaise. Sébastien de Kererro analyse ainsi cette problématique et nous offre l’occasion de comprendre cette notion fondamentale pour le monde contemporain.
      La notion d’identité
    L'identité relève de l'ontologie, c'est à dire de la science de l'être en tant qu'être. Notion double, ambigüe, elle analyse à la fois la particularité, ce qui fait le propre d'un être, mais également ce qui fait de nous des êtres semblables, ce qui rassemble un groupe d'individus donné. Il s'agit donc d'une notion proprement philosophique, qui toutefois est devenue, ces dernières années, une notion politique depuis que Bruno Mégret a créé sa revue L'Identité.
    La notion d'identité est difficile à appréhender dans un monde post-moderne: son apparition même marque une crise que l'on peut discerner à travers des phénomènes comme le régionalisme ou encore le phénomène identitaire. Comme nous l'avons dit précédemment, l'identité est multiple et peut ainsi revêtir la forme d'une identité choisie comme par exemple l'identité sexuelle (l'on peut choisir sa sexualité, la changer à tous moments), ou encore poser le problème de l'identité reçue (essentielle, et non accidentelle). La tendance moderne est de négliger ce dernier problème et ainsi d'affirmer la possibilité pour l'homme de choisir son être même : cela mène au relativisme. Mais si l'identité, posée dans la problématique régionaliste par exemple, est également ce qui nous rend semblables aux autres, alors comment définir un critère pour marquer ce que l'on a de commun ?
    La notion d'identité n'est pas politique, mais infra-politique : elle entre aujourd'hui dans la logique d'un monisme: identité individuelle, propre au post-modernisme (voire Petit Maxime précédent). La question de l'immigration, de l'effacement de la culture chrétienne, de la remise en cause du repos dominical... tout ceci frappe l'identité française qui, en effet, est sur le déclin et manque d'affirmation ; c'est pourquoi il est important de préserver et d'enrichir l'être français, c'est à dire notre manière d'être au monde. Pour cela, il faut s'opposer au post-modernisme qui mène au repli sur la sphère privée et à la recherche primordiale de l'intérêt privé: marque de l'individualisme et de l'effacement de l'identité nationale. S'il nous reste moins à défendre, il nous restera donc moins à vivre.
  Les identitaires
    La famille identitaire, par exemple, est au centre de cette question de l'identité : elle mêle relativisme et ethnocentrisme. Elle s'est construit peu avant les années 1968 sur les débris du nationalisme traditionnel à la suite, notamment, de la question de l'Algérie française (défendue par l'Action Française portant une revendication fédérale). Toute la problématique est donc la suivante : trouver un juste équilibre entre ce que Maurras appelait « l'inégalité protectrice », l'identité personnelle, le particulier, la qualité, avec ce qui fait de nous des êtres qui se ressemblent, qui partagent le vivre-ensemble.
    En trente ans, la famille identitaire s'est trouvée une certaine cohérence qui reste néanmoins pour nous problématique : le critère de la race, par exemple, n'est certainement pas pertinent et constitue historiquement un défaut:  Bainville ne disait-il pas déjà que « la France est un composé. C'est mieux qu'une race ; c'est une nation ». De plus, les identitaires sont infra-politiques tandis que nous défendons le « politique d'abord »: ainsi, ils auraient du en toute logique être pour l'indépendance du Kosovo puisque toute forme de rassemblement repose pour eux sur une identité.
    Leur désaffection du politique les mène à avoir moins d'exigence intellectuelle pour les militants, et ils ne s'occupent que de questions culturelles ou associatives, en négligeant d’autres comme l'écologie politique ou encore la question des institutions. De plus, ils font pression sur les nationalistes et les souverainistes pour leur faire abandonner la politique au profit de la notion infra-politique de l’identité.
    Les cadres identitaires sont souvent issus de la mouvance Troisième Voie, national-révolutionnaire, et sont donc formés à la politique. Cette dernière  a été abandonnée volontairement par ces derniers. Cette revendication identitaire les pousse également à ruiner la cohésion nationale, à affirmer par exemple leurs particularismes régionaux, ce qui nous convient, mais au détriment d’un véritable projet  POLITIQUE !
    Il convient donc pour nous de se positionner sur une notion de l'identité plus essentielle, et non accidentelle, de préserver un sens du Politique et de réaffirmer l'identité française, notre manière d'être au monde, comme élément central de notre démarche.
Par le petit Maxime - Publié dans : doctrine
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Vendredi 29 août 2008
Au XIXème siècle, les États-Unis d'Amérique se sont rendus compte d'intérêts divergents entre États du Nord et États du Sud, et ces derniers ont tenté d' appliquer le droit de Sécession pour former une confédération autonome. Nous réclamons ce droit également, qui peut néanmoins mener à la guerre ; il faut donc s’y préparer. Si le système vient à s’effondrer, il faudra se défendre (Clauswitz rappelle que le conquérant n’est jamais le belliciste), s’organiser. Comment penser le défense aujourd’hui avec la bombe atomique, quand celle-ci mène à la destruction totale ? Comment rester souverain en refusant d’utiliser ce genre d’armes effrayantes ?
    Le figure du partisan a été théorisée par Carl Schmidt, mais elle était déjà présente chez Clausewitz. Ce dernier nous apprend que la nature de la guerre est politique :  « la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens » . Il y a un choix à faire, la différence ami-ennemi.
    Martin Van Creveld parle de « guerres asymétriques » pour les guerres modernes : les grandes puissances ont des hommes suréquipés, mais qui sont dépendants de leurs armes et de la logistique ; en face, de petites unités de combattants intégrés dans la population et soutenus par cette dernière peuvent désorganiser une grande armée.
    Carl Schimdt a écrit La théorie du partisan. C’est un des meilleurs théoricien du droit du XXème siècle, très conservateur et catholique. La figure du partisan émerge pendant la Révolution avec la Chouannerie puis en Espagne avec Napoléon (1805-1806). Plus récemment, on peut considérer les résistants comme des partisans, de même que le Viêt-Minh ou le FLN. Ceux-ci ont souvent réussi, et ce contre les meilleures armées de leur temps. C’est donc un modèle intéressant : le partisan combat pour ses idées, alors que les militaires obéissent aux ordres, et suivent la volonté de leur gouvernement. Il ne vise que des objectifs militaires, ce qui le différencie du terroriste qui frappe les civils pour installer une terreur. Il n’agit pas non plus pour de l’argent et ce n’est donc pas un mercenaire.
    Pour Clausewitz, la force morale est très importante : il faut savoir entretenir le moral d’une armée ; d’où l’intérêt du partisan qui frappe psychologiquement en désorganisant une armée et en disparaissant une fois son action effectuée. Il s'agit donc là d'une piste intéressante pour organiser notre mouvement et préparer les éventuelles crises futures.
Par le petit Maxime - Publié dans : Europe
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