Découvrez le numéro 6:
au sommaire:
- faire sécession du moloch bruxellois
- Pourquoi le Royaume n’est pas soluble dans l’Europe
- Présentation et histoire de la NAR
- Revue de Presse: Les Etats-Unis, encore...
- Vie du camp, naissances
Le 29 août 2008 Anastasia vient d’apprendre la naissance d’une nouvelle cousine: Marie- Olivia Flory. Espérons que cette petite suivra les pas de
son aînée en devenant une fidèle campeuse du CMRDS d’ici une quinzaine d’années, où elle retrouvera peut-être la cousine de Typhaine, née aussi hier.
La presse française suit toujours pas à pas le déroulement de la course à la Maison Blanche. En particulier les primaires du parti démocrate. Elles se sont enfin terminées hier
avec la nomination officielle de Barack Obama. Après les déchirements internes l'heure est a l'union. Le Monde nous décrit le retournement des époux Clinton, bien obligés de soutenir le candidat de
leur camp.
Libération élabore toute une propagande sur Barack Obama, tendant a lui donner une image favorable auprés du lectorat français. Sa vie nous est présentée dans des termes
particuliérement élogieux. Les journalistes veulent nous convaincre de son profond engagement au sein de la démocratie américaine. Ils jouent sur une fibre sentimentale le présentant avec sa
famille et dans sa jeunesse, ce qui touche le public français. Cette stratégie de communication semble être unanimement partagée au sein de la presse française, de gauche comme de droite.
De son côté, le candidat républicain John Mc Cain est tout-à-fait occulté. Ce qui laisse toute lattitude aux journalistes pour parler d'Obama, sans pour autant présenter son
programme ou de possibles modifications sur les rapports franco-américains suite à son éventuelle élection.
Ce matin, au cours d’une conversation informelle, Bertrand Renouvin et Gérard Leclerc ont évoqué de la Nouvelle Action Royaliste (NAR) - précédemment Nouvelle Action
Française (NAF).
Dans le cadre des Mercredis de la NAR, une réflexion critique sur la politique a été menée depuis maintenant plusieurs décennies (connaissant un succès considérable bien au-delà
de la sphère strictement royaliste, et auprès d’intellectuels aujourd’hui renommés). Elle s’est prolongée notamment par la publication d’un bi-mensuel - Royaliste.
L’une des autres grandes réussites de la NAR est d’avoir mené plusieurs campagnes électorales, et notamment la présidentielle de 1974 - à laquelle Bertrand Renouvin était candidat, ainsi que
plusieurs campagnes législatives - permettant ainsi d’installer des cadres royalistes dans des villes de province.
Le changement de nom de la NAF à la NAR à la fin des années 70 a principalement été dû à la volonté des militants royalistes de se détacher de la pensée maurrassienne et de
l’héritage d’Action Française - qui ne correspondait plus à leurs objectifs politiques. Ont également été évoqués, outre le contexte historique de leurs engagements politiques respectifs (guerre
d‘Algérie), les paradoxes militants auxquels il a fallu faire face au milieu des années 70, avec une crise de l’engagement politique (de la période post-Mai 68).
Bertrand Renouvin nous a fait une courte présentation du comte de Paris, indiquant que la NAR avait su retisser des liens politiques avec la famille royale, et mettre fin aux
divergences stériles. Il nous a présenté le Prince comme un homme volontaire, soucieux du rôle qu’il se devait de jouer en politique - bien que son décès ait causé quelques problèmes.
De la même manière, certains choix politiques, certaines orientations notamment à l’égard d’un gauchisme critique (par l’intermédiaire de Maurice Clavel), ou lors de leur soutien
à François Mitterrand, ont pu être la source d’incompréhensions chez quelques fidèles.
Toujours est-il que la NAR aujourd’hui est un lieu incontournable du débat intellectuel et de la pensée royaliste - et la venue de Bertrand Renouvin et Gérard Leclerc au CMRDS ne
peut que nous encourager à dépasser les clivages inutiles et approfondir notre fidélité à l’héritage royaliste.
Pourquoi le royaume n’est pas dissoluble dans l’EuropeDans un esprit d’ouverture, le CMRDS recevait hier Bertrand Renouvin de la Nouvelle Action Royaliste pour
débattre de la survie de la France dans l’Union européenne, démontrant ainsi qu‘elle ne craint pas le débat. Celui-ci s‘inscrit dans une dynamique de dialogue à l’approche des Assises du royalisme
qui doivent se tenir l’an prochain.Plus qu’une authentique délibération sur les forces et faiblesses du parti de la France en ce début de XXIème siècle, l’intervention d’hier matin constituait un
véritable panégyrique de la situation de la France. Mais à trop vouloir se rassurer, ne finit-on pas par se démobiliser ?Bertrand Renouvin a d’abord souhaité mettre en avant l’extrême précarité des
nations d’ex-URSS: celles-ci ont en effet connu un effondrement idéologique total, une déchirante séparation d’avec leur patrie soviétique, un éclatement de la structure économique concrétisé par
l’hyperinflation, la guerre civile et la radicalisation de l’islam. Par contraste, la France disposerait de nombreux atouts: une nation constituée, des frontières permanentes protégées par l’arme
atomique, un bon niveau de vie, « une démographie exceptionnelle », un peuple « habitué à décider par lui-même », une « absence de conflits ethniques ».Un enthousiasme
à marche forcée, de la part de notre invité, qui laissa sceptiques bon nombre d’entre nous. Car s’il demeure effectivement des raisons de penser que tout n’est pas perdu, nous ne saurions nous
voiler la face : les nations sont mortelles. Les bouleversements économiques ont eu beau jouer un rôle prépondérant dans l’amoindrissement de la France par le passé, lequel n’a rien de comparable
avec ce qui se trame aujourd’hui, d’autres causes de mort sont depuis venues s’y superposer: une immigration massive non intégrée fortement liée à la « démographie » puisque responsable
pour un bon tiers des nouvelles naissances françaises, et source de « conflits ethniques »; un démocratisme ancré dans les mœurs, aliénant pour la responsabilité individuelle des gens; et
une barbarie européenne en passe de nous fondre dans un magma international. C’est ce pourquoi nous combattons. Nous ne sommes pas simplement les catalyseurs d’une crise future qui adviendra quoi
qu’il arrive. Tant mieux si la Providence nous favorise, mais dès à présent, nous ne comptons que sur nous-mêmes pour créer la crise par laquelle nous sauverons ce qui nous reste d’héritage avant
qu’il soit définitivement dilapidé.